Quand on pense aux premières lunettes de vue, on a l’image de moines à capuches, penchés sur de vieux grimoires et déchiffrant les textes à l’aide de loupes taillées dans du verre, ou de vieux messieurs portant des lorgnons très inconfortables au bout du nez.

Au fil des siècles, les verres correcteurs n’ont cessé d’évoluer pour devenir aujourd’hui des produits de très haute technologie. Façonnés pour répondre aux besoins spécifiques d’une personne, ils impliquent un processus de fabrication complexe et un contrôle rigoureux.

Pourquoi les verres correcteurs ne sont plus en verre

Aujourd’hui, les verres de lunettes ne sont presque plus jamais en… verre. Quelle que soit votre correction, les ingénieurs utilisent en général une matière organique, plus résistante et plus facile à usiner que les matières minérales d’antan. Cette résine de synthèse, faite de polymères très technologiques, à l’immense avantage d’être plus résistante aux chocs et beaucoup plus légère. Elle peut aussi recevoir les traitements aujourd’hui indispensables : protection contre les UV, la lumière bleue potentiellement nocive, mais aussi les rayures, les traces de doigts, les gouttes d’eau, la buée, etc.

Comment adapte-t-on les verres à la vue de chacun d’entre nous ?

Les verres les plus simples, les plus basiques, sont directement moulés à la correction optique nécessaire.

La grande majorité des verres de lunettes sont dits « évolués », car fabriqués à la demande en fonction d’une prescription, dès que celle-ci demande une correction d’astigmatisme, de presbytie ou une puissance au-delà de 2-3 dioptries. Leur surface est usinée, taillée au 10ème de micron près, selon les paramètres propres à chacun. Cette étape est cruciale et fait suite à des calculs extrêmement pointus après mesure des besoins du porteur de lunettes.

Découpe, affinement, polissage, etc... De nombreuses étapes pour un verre parfait

À ce stade, le verre de lunettes ne ressemble pas encore à un verre. Le matériau est découpé pour correspondre au diamètre requis (ce que l’on appelle le détourage). Suivent ensuite les processus de surfaçage, durant lequel la surface du verre est affinée, et de polissage, qui lui donne sa pleine transparence. Éventuellement, une gravure y est alors apposée, signant le verre et garantissant son origine de fabrication.

Des traitements spéciaux pour aller plus loin que la correction visuelle

Afin d’obtenir des propriétés supplémentaires, les verres de lunettes se voient appliquer des traitements particuliers : vernis durcisseur pour assurer leur résistance aux rayures, traitements contre les salissures ou les reflets pour donner une vision plus nette et donc plus confortable, traitement contre les UV ou la lumière bleue ou encore ajout d’une teinte solaire.

Des contrôles qualité continus pour répondre à chaque besoin spécifique

Notez que des contrôles de qualité optique, géométrique et cosmétique sont effectués tout au long de la fabrication.

Les verres de lunettes sont commandés par l’opticien sur la base de la prescription de votre ophtalmologiste, après qu’il ait vérifié vos besoins visuels en vous questionnant sur vos habitudes, votre mode de vie. Le laboratoire les fabrique en un temps record, puis les expédie à votre nom chez l’opticien. Celui-ci opère alors la dernière manipulation technique pour découper le verre à la forme de la monture, et l’ajuste selon les mesures qu’il a prises au moment de l’essayage de vos montures. Après, les verres seront à vous et c’est une autre histoire qui commence..!

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