Prendre le volant implique d’être bien vu, de bien voir et de pouvoir anticiper. La conduite sollicite la vision de loin, mais également la vision latérale, la vision binoculaire pour la perception des distances, ainsi que la vision de près, pour le tableau de bord ! On estime que 20 % des 40 millions de conducteurs auraient un défaut visuel non corrigé, et parmi ceux-ci, un million aurait une acuité visuelle inférieure à 5/10. Sans compter les conducteurs imprudents qui « oublient » leurs lunettes ou lentilles ! Ainsi, près du quart des accidents de la route seraient liés à des troubles ophtalmiques. La situation est telle que la FIA (Fédération internationale de l’automobile) a ajouté à ses règles d’or pour la sécurité routière : « Faire contrôler sa vue ».

Faites contrôler régulièrement votre vue

La myopie, l’astigmatisme ou bien l’hypermétropie peuvent évoluer au fil du temps. Il est donc important d’effectuer des contrôles fréquents. Et ce, à tout âge ! Si vous passez bientôt votre permis, il est conseillé de consulter votre ophtalmologiste afin de vérifier votre vue, même si aucune obligation légale ne vous y contraint. Si vous avez besoin d’une correction visuelle, vous devez le signaler lors de votre inscription à l’auto-école : l’indication figurera en effet sur le permis de conduire et vous devrez porter vos fidèles alliées dès que vous prendrez le volant. En cas d’infraction, vous risquez une amende de 135 euros et la perte de trois points. Votre véhicule peut également être immobilisé, votre permis suspendu et vous pouvez être obligé d’assister, à vos frais, à un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Cela vaut également si vous portez des lentilles de contact. Sachez qu’il n’est plus obligatoire, depuis 2016, d’avoir ses lunettes dans la voiture lorsque l’on conduit avec des lentilles… même s'il s’agit d’une précaution très sage !

Pensez aux lunettes de soleil

N’oubliez pas d’embarquer vos solaires, adaptés à votre vue c’est encore mieux, lorsque vous prenez la route, et pas seulement en été. Au printemps, en automne et en hiver, le soleil est bas dans le ciel et particulièrement gênant. Les éblouissements dus à une luminosité trop forte constituent des risques d’accident, même pour des conducteurs ayant une bonne vue. Précision importante, les verres solaires de catégorie 4, qui sont les plus foncés, et utilisés, notamment, par les alpinistes, sont interdits en voiture. Vous pouvez en revanche opter pour des verres polarisants, qui balaieront les reflets parasites induits par le reflet de la lumière du soleil sur la route. Les verres teintés, jaunes ou orangés, permettront quant à eux d’apporter du contraste en cas de temps trop couvert, de brouillard ou de pluie. Autre option, les verres photochromiques Transitions XTRActive : ces verres à teinte variable s’activent modérément derrière le pare-brise, pour vous apporter un meilleur confort et vous éviter de jongler entre vos lunettes quotidiennes et vos solaires.

Ne négligez pas la conduite de nuit

Si vous prenez la route sous les étoiles, la prudence est de mise. Notre vision est altérée durant la nuit, la perception des contrastes, distances ou couleurs se trouvant affectée. Cette gêne est particulièrement marquée chez les myopes et astigmates, qui devront veiller à être bien corrigés. De même pour les presbytes (soit 100 % de la population après l’âge de 45 ans), qui doivent être vigilants : il existe pour eux des verres progressifs spécialement adaptés à la conduite. Attention par ailleurs à l’éblouissement provoqué par les phares ou l’éclairage, qui peut aveugler le conducteur. Dans ce cas, un traitement antireflet de vos verres de qualité supérieure est la solution idéale !