Qu'est-ce que la DMLA ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), ce n’est pas la vision qui baisse naturellement avec le temps, mais une véritable maladie de l’œil ! Cela dit, il est vrai qu'elle apparaît le plus souvent après 50 ans. On estime que 10 % de la population âgée de 65 à 75 ans serait touchée, et 25 à 30 % des plus de 75 ans (Source : Inserm).

L’âge est d’ailleurs le principal facteur de risque. Il existe aussi une prédisposition génétique, certaines familles étant davantage touchées que d’autres. L’hygiène de vie joue également un rôle important dans la survenue de la DMLA. Le tabac fait grimper le risque, tout comme le surpoids ou encore une mauvaise alimentation, notamment des carences en vitamines et antioxydants. L’exposition excessive à la lumière bleue, émise par le soleil et les écrans, encore à l’étude, pourrait également participer à son apparition...

Comment la DMLA survient-elle ?

Pour comprendre le mécanisme en jeu dans la DMLA, il faut savoir que cette maladie est liée au vieillissement de la macula. Cette zone se trouve dans la partie centrale de la rétine, au fond de l’œil. La macula joue un rôle essentiel dans la vision : elle transmet 90% de l’information visuelle à elle seule !

Schéma de l'œil mettant en avant la macula, qui joue un rôle essentiel dans la vision et dont la dégénérescence entraîne la DMLA.

La phase précoce de la DMLA est appelée la maculopathie liée à l’âge (MLA). Durant cette période, de petits dépôts blanchâtres s’accumulent dans la macula et autour de celle-ci. Ils sont visibles lors d’un examen du fond de l’œil, mais ne causent pas ou peu de gêne visuelle.

Ensuite, deux scénarii sont possibles :

  • La MLA peut ne pas évoluer jusqu’à la fin de la vie. C’est ce qu’il se passe dans la moitié des cas.
  • La MLA évolue en une forme dégénérative. On parle alors de dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA.

Une maladie, deux formes distinctes

Il existe deux formes de dégénérescence maculaire liée à l’âge :

  • La DMLA « atrophique » ou « sèche », qui représente 80 à 85 % des cas. Dans cette forme, la macula s’atrophie, s’amincit, jusqu’à ce que des trous se forment. Ce phénomène est très progressif. Lorsqu’un seul œil est touché, on peut conserver une vision satisfaisante durant plusieurs années, l’œil non touché compensant la vue. Le médecin propose souvent des compléments alimentaires (vitamines C et E, cuivre et zinc, mais aussi lutéine et zéaxanthine) qui retardent la progression de la maladie. Il n’existe malheureusement pas à ce jour de traitement pour la DMLA « sèche ».
     
  • La DMLA « exsudative » ou « humide », qui représente 15 à 20 % des cas. Dans ce cas, des vaisseaux sanguins (néo-vaisseaux) se développent anormalement dans la macula. Ils laissent s’échapper du sérum, provoquant un soulèvement de la rétine, ou du sang, induisant une hémorragie. L’évolution de la DMLA humide peut être rapide et conduire à la perte de la vision centrale en quelques semaines. Ce processus peut heureusement être ralenti grâce à un traitement et à un suivi médical régulier.

Quels sont les signes évocateurs de DMLA ?

Durant les premières années de la maladie, elle est parfois si discrète qu’elle passe complètement inaperçue. Pourtant, une prise en charge précoce peut donner de meilleurs résultats. C’est pourquoi il est important de consulter régulièrement son ophtalmologiste après 50 ans.

Voici quelques signes d’une atteinte de DMLA :

  • Les images paraissent comme déformées. Les lignes droites en particulier semblent courbes.
  •  La partie centrale du champ de vision n’est pas nette. Ce symptôme peut survenir très progressivement ou brutalement, selon la forme de la DMLA.
  • Une ou plusieurs taches sombres apparaissent au centre du champ de vision.


Souvent, la DMLA commence par toucher un seul œil, il faut donc, veiller à tester sa vue en masquant un œil après l’autre.

Quels examens pour diagnostiquer la DMLA ?

Vous reconnaissez l’un de ces signes ? Il est vivement recommandé de consulter un ophtalmologiste sans attendre. Ce professionnel réalisera alors plusieurs examens :

  • Un fond d’œil,
  • Une tomographie en cohérence optique ou OCT,
  • Une angiographie,
  • Des mesures de l’acuité visuelle.

Si l’ophtalmologiste diagnostique une DMLA de forme humide, il pourra proposer un traitement anti-angiogénique, ou « anti-VEGF ». Ce sont des injections effectuées directement dans l’œil par voie intravitréenne. Leur objectif ? Ralentir le développement des néo-vaisseaux et donc des symptômes de la maladie. En cas d’intolérance aux anti-VEGF, un traitement par photothérapie dynamique pourra être recommandé.

Plus ces traitements sont administrés tôt, plus ils sont efficaces. D’où l’importance de prendre en charge la DMLA au plus vite après l’apparition de ses premiers symptômes.

Dans les cas de DMLA "sèche", et si le champ de vision a été entamé, des séances d’orthoptie peuvent être prescrites pour apprendre à utiliser au mieux l’acuité visuelle restante et préserver l’autonomie du patient.

Vous en savez désormais un peu plus sur la DMLA. Vous vous posez encore des questions sur votre vue ? Passez notre examen en ligne, un premier indicateur pour savoir si vous êtes atteint de DMLA. Et surtout, parlez-en à votre ophtalmologiste !

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