MINI-BIO
Âge
49
Ville
Paris
Porte des lunettes (oui/non)
Oui
Usage
Conduite, travail, activités
Lunettes de soleil
oui
Lunettes correctrices
oui
Brigitte :

« J’avais 49 ans. Jusque-là, j’étais myope et je portais des lunettes pour voir de loin.
J’ignorais qu’on pouvait souffrir de la cataracte à mon âge. Par contre, j’étais bien consciente que ma vue avait diminué. Je distinguais moins les expressions sur les visages à la télévision, par exemple, et j’étais dans l’incapacité de lire les sous-titres »
, raconte Brigitte. Lors de sa consultation annuelle chez son ophtalmologiste, le diagnostic a été posé. Il s’agit de la cataracte, qui n’est pas à proprement parlé une maladie, mais un vieillissement du cristallin, lequel devient progressivement opaque ; la lumière, le traversant difficilement, parvient de manière atténuée sur la rétine.
La cataracte se manifeste par une mauvaise perception des contrastes ; en-cela, l’exemple de Brigitte et de sa difficulté à distinguer les sous-titres est typique. Brigitte ajoute aussi qu’elle était également devenue très sensible au soleil et à la luminosité. En effet, autres signes typiques de la cataracte : l’acuité visuelle baisse et les lumières éblouissent. Une fois le diagnostic établi, Brigitte s’est posée des questions sur l’origine de sa maladie : « On ne m’a pas dit clairement à quoi elle était due. Mais qu’il était fort possible que le soleil soit en cause. En revanche, il n’y avait pas d’antécédents de cataracte diagnostiquée à un si jeune âge dans ma famille. »
Effectivement, même si le vieillissement reste la principale cause connue, les facteurs de risque de la maladie sont augmentés par les rayonnements solaires, et notamment les UV. D’où la nécessité de bien protéger ses yeux. Sans intervention, la vision diminue progressivement jusqu’à la cécité. À ce jour, le seul traitement pour guérir la cataracte est chirurgical. Seule une opération permet de récupérer une bonne vision. L’intervention chirurgicale consiste à remplacer le cristallin malade par un implant intra-oculaire. L’opération est dans la plupart des cas réalisée en ambulatoire (sur une journée), sous anesthésie locale. Elle dure une vingtaine de minutes seulement.

Une opération bénigne

« L’ophtalmo m’a dit que mon œil gauche était nettement plus atteint que le droit, mais qu’il fallait opérer les deux. La maladie progressant très rapidement, l’opération a eu lieu rapidement après le diagnostic », explique Brigitte. Les maladies oculaires sont souvent unilatérales. Pour vérifier la vision de chaque œil, il est recommandé de les cacher l’un après l’autre. Car, avec les deux yeux, le cerveau reconstitue une image complète et nous ne percevons pas le problème. Brigitte, comme d’autres malades, n’aurait pas pu se rendre compte qu’un œil posait plus problème que l’autre si elle n’avait pas effectué cette vérification rapide. Elle s’est fait opérer des deux yeux à une semaine d’intervalle. « Le matin même de l’opération de l’œil gauche, sur le trajet, j’ai caché l’œil droit et réalisé que je ne pouvais distinguer que le reflet du soleil sur le pare-brise des véhicules. »

« Lors des opérations, on m’a posé un implant dans chaque oeil que je devrais garder à vie. Le traitement a ensuite consisté à mettre régulièrement des gouttes dans les yeux. J’ai également dû me rendre chez l’ophtalmologiste pour plusieurs visites de contrôle dans les jours qui ont suivi les opérations. On m’a donné un arrêt de travail pour cette intervention. »

Des bénéfices évidents

La chirurgie de la cataracte est aujourd’hui l’une des interventions les plus fréquemment réalisées en France. Les implants posés peuvent permettre de corriger la vision. C’est une conversation à avoir avec son chirurgien : quel type d’implants poser pour quelle vision, pour quel besoin : privilégier la vision de près ou de loin par exemple. Beaucoup de myopes, après l’opération, n’ont plus besoin de porter des verres correcteurs, ce qui métamorphose la vie de nombreux patients. « Rapidement après l’intervention chirurgicale, ma vision s’est considérablement améliorée. Lorsqu’on m’a retiré le pansement, après la première opération, j’ai été impressionnée par l’éclat des couleurs autour de moi. C’est même la première chose qui m’a frappée, c’était incroyable ! Je peux de nouveau conduire sans mes lunettes de vue, grâce à la pose d’un implant correcteur de ma myopie » se réjouit-elle, « mais les verres solaires sont devenus indispensables, car je reste très sensible à la lumière ». Seul bémol, Brigitte est devenue presbyte et ne peut désormais plus lire de près sans lunettes.

Bien s’équiper après l’intervention

« Après l’opération, on m’a également prescrit des lunettes de “travail” pour une vision de près, mais elles ne sont pas confortables. Il me faut les retirer dès que je tourne la tête vers quelqu’un ou que je suis à plus de 40 cm. Je reste toujours gênée par la luminosité et le soleil, ainsi que par les lumières excessives (néons, halogènes…) dans les magasins », indique-t-elle. Une gêne qui révèle combien l’équipement postopératoire est important.
D’autant plus que des études récentes tendent à montrer une augmentation du risque de DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age) chez les opérés de la cataracte.
Il existe des solutions optiques pour les besoins spécifiques des nouveaux opérés, notamment pour limiter l’éblouissement. Les verres correcteurs photochromiques s’adaptent à la lumière naturelle et changent de teinte en fonction de la luminosité ambiante. Ils offrent ainsi un vrai confort visuel tout en garantissant une protection efficace contre les UV et une partie de la lumière bleu violet nocive. Brigitte devrait gagner à en bénéficier. Pour résoudre son problème d’inconfort en vision de près, son ophtalmologiste pourra lui prescrire des verres progressifs, la solution idéale en cas de presbytie. Ils permettent de voir de près comme de loin sans changer de lunettes. Le haut du verre améliore la vision de loin, le bas permet de voir les objets plus rapprochés, tandis que le milieu permet une vision intermédiaire nette. Ainsi parée, Brigitte pourra profiter pleinement de sa nouvelle vision.

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