Depuis quelques mois, vous avez remarqué que vous aviez du mal à déchiffrer les petits caractères sur votre téléphone portable et tendance à l’éloigner pour y voir plus clair… S’il devient difficile de voir très net de près et que vous avez besoin de plus d’éclairage pour vos activités quotidiennes, prenez rendez-vous chez votre ophtalmologiste. Car après 40 ans, la presbytie va survenir… que vous le vouliez ou non !

La presbytie : une question d’âge

En vieillissant, le cristallin devient moins souple et perd une partie de son efficacité. Or, son rôle est de permettre l’accommodation, ce réflexe visuel qui, comme l’autofocus de votre appareil photo, permet de faire le point sur ce que vous regardez. La presbytie entraîne une difficulté à voir de près, alors que la vision lointaine reste inchangée. Avec ou sans lunettes, la presbytie évoluera physiologiquement pendant 15-20 ans avant de se stabiliser. Mais, attention, sans correction visuelle, vous allez fatiguer vos yeux et vous compliquer la vie au quotidien.

Le bon réflexe ? Effectuer un bilan visuel complet chez l’ophtalmologiste et corriger votre presbytie avec un équipement adapté. Nul doute qu’avec de bons verres correcteurs, vous deviendrez un presbyte heureux !

Un panel de solutions

Dans un premier temps, si vous ne portiez pas de lunettes jusqu'ici, vous pouvez vous contenter de lunettes avec verres dits unifocaux qui ne corrigeront que votre vue de près. Elles n'ont toutefois qu’une utilisation limitée en vous aidant pour lire ou déchiffrer tout ce qui nécessite de fixer son regard à moins de 40 centimètres de distance, mais vous serez gêné dans votre vision intermédiaire, très utile pour le travail sur ordinateur, par exemple. Vous allez donc passer votre temps à mettre, puis enlever vos lunettes pour ajuster votre vue à toutes les distances.

Si vous êtes myope, vous allez avoir la surprise, au début, d’être plus à l’aise pour voir de près en enlevant vos lunettes ou lentilles. Mais attention, surtout si votre myopie est associée à un astigmatisme, vous allez vous fatiguer les yeux en enlevant toute correction. Si vous êtes hypermétrope, vous allez ressentir avant tout le monde les effets de la presbytie, puisque votre défaut visuel préexistant est déjà une difficulté à voir de près. À la recherche d’une meilleure solution?

Cap sur les verres progressifs

Pourquoi ne pas adopter les verres progressifs ? Leur inventeur, l’ingénieur français Bernard Maitenaz, a conçu en 1959 le premier verre progressif, appelé Varilux. Sa spécificité ? Permettre de voir net en toute circonstance : de près, à mi-distance et au loin. Quand votre regard porte dans le haut du verre, vous voyez au loin, parfaitement. Lorsque votre regard descend, la correction change progressivement à partir du milieu du verre. Elle s'ajuste pour permettre une vision nette des objets situés entre une distance de 2 mètres et 35 à 45 cm. En fait, plus vous regardez dans le bas du verre, plus votre vision de près est nette. Cela nécessite une petite gymnastique de votre cerveau et un temps d'adaptation, en général pas plus de quelques heures. De plus en plus confortables et pratiques, au fil des nouvelles générations, les verres progressifs vous aident à retrouver une vision naturelle et à bien voir à toutes les distances. Plus besoin d’enlever et de remettre votre paire de lunettes au fil de la journée… Demandez conseil à votre ophtalmologiste et à votre opticien, qui pourront vous recommander la meilleure solution adaptée à vos besoins et modes de vie.

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