Comment fonctionne la vision des couleurs ?

Notre œil est capable de distinguer les couleurs grâce à trois types de cellules spécifiques situées dans la rétine, appelées les cônes. Ceux-ci nous permettent de percevoir les trois couleurs fondamentales : le rouge, le vert et le bleu. Lorsque nous regardons un objet, les cônes reçoivent des informations sur les couleurs et les transmettent, par voies optiques, à notre cerveau. Ce dernier, en combinant les informations qu’il reçoit, s’attèle à reconstituer toute la gamme des teintes que nous connaissons. Une personne à la vision normale peut ainsi percevoir 15 000 nuances !

Distinguons-nous tous les couleurs de la même façon ?

En observant les rétines de plusieurs individus grâce à un laser, les chercheurs ont pu constater que, même si le nombre de cônes et leur distribution dans la rétine variaient, la perception des couleurs était équivalente. Nous les voyons donc toutes de la même façon. Cependant, plusieurs paramètres rentrent en ligne de compte dans la différence d’appréhension des couleurs. Notre culture et notre langue jouent un rôle majeur. Selon notre âge ou notre état de santé, nos yeux filtrent plus ou moins la luminosité. En vieillissant, nous sommes, par exemple, moins sensibles à la lumière bleue et ceci influe sur notre perception des couleurs. N’oublions pas que la couleur d’un objet dépend aussi de l’intensité de la lumière qui l’éclaire et de son environnement. Enfin, l’expérience vécue, notre situation même jouent un rôle non négligeable. C’est pourquoi la vision des couleurs est si subjective.

Quels sont les troubles de la vision des couleurs ?

Le daltonisme est le trouble le plus connu, engendré par le dysfonctionnement de l’un des trois types de cônes. Il concerne près de 8 % des hommes, mais seulement 0,5 % des femmes. Le daltonien, ne disposant pas de tous les canaux nécessaires à une perception normale des couleurs, distingue mal les tonalités. L’incidence la plus répandue (75 % des daltoniens) concerne la confusion entre le rouge et le vert. On parle alors de « dichromatique », une pathologie héréditaire qui se manifeste dès la naissance. Autre trouble de la vision des couleurs, extrêmement rare celui-ci, l’« achromatopsie » : lorsque deux cônes ou plus sont affectés, les individus atteints ne perçoivent aucune couleur, ils ne voient que des niveaux de gris. Cette maladie peut également être héréditaire. Notez enfin que certaines pathologies comme le diabète ou le glaucome peuvent, elles aussi, modifier la perception des couleurs. L’importance de cette altération varie en fonction de l’évolution de la maladie, allant jusqu’à disparaître si celle-ci est traitée. Le patient peut alors recommencer à voir la vie… en rose !