1. Dites stop aux UV !

Dès que le soleil pointe ses premiers rayons, en ville, à la mer ou la montagne, pensez à la protection anti-UV pour les yeux ! Objectif : vérifier l’indice de protection UV des lunettes de vue de votre enfant et l’équiper d’une paire de lunettes de soleil de qualité. Particulièrement dangereux pour les yeux des enfants de moins de 12 ans, les rayons ultraviolets peuvent atteindre la rétine. En effet, chez les plus jeunes, le cristallin, insuffisamment opaque, laisse en effet passer une bonne partie de ces rayons nocifs. Côté confort, pour des lunettes de soleil, optez pour une monture large et enveloppante. Et pour les plus petits, n’oubliez pas le cordon qui aide à maintenir les lunettes de soleil en place.

NB : attention à ne pas confondre teinte et protection UV des verres ! Une teinte d’intensité 3 suffit à protéger de l’éblouissement. Mais c’est le matériau des verres qui filtre les UV, qu’ils soient clairs, comme pour les lunettes de vue, ou foncés, comme pour les  solaires. Privilégiez donc les verres qui portent l’indice E-SPF (Eye-Sun Protection Factor), au moins 30+ pour les verres clairs et 50+ pour les solaires !

2. Protégez-les de la lumière bleue...

Émise par les rayons du soleil et les sources lumineuses artificielles (écrans, néons, LEDS…), la lumière bleue est partout ou presque. Entre l’usage croissant des écrans et le passage aux ampoules à LED, difficile, depuis quelques années, de lui échapper. Une exposition trop intensive à cette lumière peut être responsable de fatigue visuelle, de vieillissement des cellules rétiniennes et d’un risque accru de maladies oculaires telles que la DMLA. La solution imparable ? Demander à l’opticien un filtre anti-lumière bleue sur les lunettes de vue de votre enfant (et des plus grands).

Bon à savoir : cette protection existe aussi sur les lunettes sans correction visuelle !

3. Surveillez les temps d’écran

Soyons réaliste : il est impossible de bannir les écrans de leur (et de notre) vie ! Mais surveiller le temps passé devant la console et instaurer de saines habitudes est vivement conseillé. Incitez vos enfants à pratiquer un nouveau jeu : le fameux 20/20/20.  Il s’agit simplement de faire, toutes les 20 minutes, une pause visuelle de 20 secondes en fixant un objet situé à 20 pieds (traduisez 6 mètres). Rien de tel pour reposer leurs yeux ! Évitez d’installer l’écran dans une pièce trop sombre et veillez à ce que la lumière soit indirecte pour limiter l’éblouissement. Placez votre petite tête blonde à une distance raisonnable de l’écran, soit, au minimum, à 50 cm.  

4. Privilégiez jeux et sorties en plein air

Jouer dehors est bon pour la santé en général et particulièrement pour celle des yeux ! On le sait, la myopie gagne du terrain, surtout chez les jeunes. Or, de nombreuses études scientifiques le prouvent : l’exposition à la lumière du jour, au moins deux heures par jour, et l’utilisation de sa vue de loin, réduisent le risque de développer une myopie. Et plus de temps passé à l’extérieur, c’est moins de temps devant les écrans… Tout le monde au jardin !

5. Misez sur les vitamines

Rien de tel qu’une alimentation variée et équilibrée pour protéger le capital visuel de notre progéniture ! Faites le plein de vitamines dans vos menus en privilégiant notamment les fruits et légumes de saison. Agrumes, myrtilles ou légumes verts à feuilles recèlent des antioxydants, substances utiles à l’organisme et connues pour protéger la cornée et le cristallin.

6. Faites régulièrement contrôler leur vue

Avant 3 ans, lors de vos rendez-vous de routine pour ses 8 jours, 4 mois, 9 mois et 2 ans, le pédiatre ou le médecin généraliste examine la vue de votre enfant. Soyez vigilant en pensant à faire vérifier sa vision, unilatérale, c’est-à-dire oeil par oeil. La détection précoce d’une amblyopie (ou syndrome de l’œil paresseux) permet une prise en charge efficace, d’autant que ce trouble visuel est plus difficilement réversible quand il est détecté tardivement.

Une visite est également recommandée avant l’entrée au CP, puis vers 12 ans, et annuellement si un défaut visuel est repéré. Mal de tête, fatigue visuelle… Les signes d’un défaut visuel ne sont pas toujours faciles à détecter. N’hésitez pas : faites passer le test de vue à votre enfant ! Cela ne remplace bien sûr pas le contrôle d’un professionnel, mais peut vous donner une indication.

Etant donné l’importance de ces dépistages systématiques, à partir de 2020, des rendez-vous plus réguliers seront rendus obligatoires par le ministère de la santé. Il est prévu de nouvelles consultations : à l’âge de 8-9 ans, 11-13 ans et 15-16 ans.

7. Veillez sur leurs lunettes

Un défaut visuel a été détecté et des lunettes ont été prescrites, mais votre enfant déclare s’en passer très bien ? Cela arrive dans beaucoup de situations, car les enfants accommodent et ne ressentent pas le besoin de porter leurs lunettes. Mais, il faut suivre scrupuleusement les recommandations de l’ophtalmo. Celles-ci doivent toujours être bien ajustées, sur le nez et les oreilles, surtout chez les jeunes enfants. Un passage chez l’opticien pour les régler au moins tous les 6 mois n’est pas superflu !

Enfin, apprenez-leur à en prendre soin ! On enlève et met ses lunettes à deux mains, sans tordre les branches, on les essuie régulièrement avec un chiffon en microfibre, pas avec du papier torchon, etc… Des gestes simples, mais précieux.

NB : si la progression de la myopie de votre enfant vous inquiète, n’hésitez pas à en parler avec votre spécialiste : des solutions existent pour en freiner l’évolution.