Quels sont les signes avant-coureurs ?

A priori, pas de souci à vous faire. De sa naissance à ses 3 ans, vous avez scrupuleusement respecté le calendrier des principales visites chez le pédiatre, qui a vérifié la vue de votre enfant à intervalles réguliers, et il n’a rien trouvé à signaler. Parfait, mais sachez que même s’il n’y a pas de recommandations officielles au sujet de la surveillance de la vision de l’enfant entre 3 et 6 ans – la prochaine grande étape est le contrôle de l’acuité visuelle à 6 ans, à l’entrée au CP – il faut demeurer attentif à l’évolution de son œil.

Avant d’envisager une visite chez l’ophtalmologiste, commencez par étudier discrètement son comportement. Plisse-t-il ou cligne-t-il souvent des yeux ? Se les frotte-t-il sans arrêt ? Paraît-il fuir la lumière ou le soleil ? Louche-t-il ? Trébuche-t-il fréquemment ? Se plaint-il régulièrement de maux de tête ? Est-il agité ? Se décourage-t-il rapidement quand il dessine ou s’adonne à des activités qui sollicitent la vision de près ?

S’il présente l’un de ces signes, il faut prendre rendez-vous chez l’ophtalmologiste pour faire vérifier sa vue. Notez que ce spécialiste fait partie (comme le gynécologue ou le psychiatre) des praticiens que vous pouvez aller consulter directement dans le parcours de soin, sans passer par votre médecin traitant !

 

Quelles sont les anomalies potentielles ?

L’ophtalmologiste concentre son examen sur la recherche de l’un des cinq défauts de vision les plus courants chez l’enfant.

Trois d’entre eux sont des anomalies légères de réfraction, comme la myopie (mauvaise vision de loin), l’hypermétropie (mauvaise vision de près) ou encore l’astigmatisme (vision floue et déformée de loin comme de près). Si l’œil présente l’un de ces troubles visuels, le port de lunettes à verres correcteurs palliera ces dysfonctionnements.

Les deux autres affections sont des anomalies fonctionnelles de la vision, dont il est possible de se défaire efficacement si elles sont détectées précocement. Il s’agit du strabisme et de l’amblyopie.

La première se détecte facilement car l’enfant louche, à cause d’un défaut de parallélisme des yeux. La seconde, plus discrète, est due à une déficience de l’acuité visuelle d’un œil « paresseux », qui oblige l’autre à compenser. Dans ces deux cas, l’ophtalmologiste vous indiquera la marche à suivre et prescrira, le plus souvent, une rééducation chez l’orthoptiste en complément. Voilà votre enfant prêt à décrocher de bonnes notes !

Le chiffre à retenir : pour un enfant, 80% des informations liées à l’apprentissage passent par la vue.