Un impact sur les yeux

La modification des taux hormonaux entraîne un certain nombre de conséquences, comme le dysfonctionnement des glandes lacrymales et donc, une sécheresse oculaire. On utilisera, pour y remédier, des gouttes lubrifiantes ou une solution hydratante en collyre, sur conseil du pharmacien. On peut aussi éprouver des maux de tête, qui s’accompagneront parfois d’une sensibilité exacerbée à la lumière. On consultera dès lors un médecin, qui décidera du traitement à privilégier. Bien évidemment, le sommeil et la relaxation demeurent d'excellents alliés. Notez par ailleurs que l’élévation de la tension artérielle, pouvant survenir durant les neuf mois de grossesse, engendre parfois la sensation de corps flottants ou de « mouches » volant devant les yeux. Les femmes enceintes sont également susceptibles de faire de la rétention d’eau. Si ce phénomène touche les jambes et les pieds, il peut également modifier la cornée, cette membrane qui recouvre la surface de l’œil. Pour éviter d’avoir les paupières gonflées (et de ressembler à un boxeur après un combat), veillez à vous hydrater suffisamment, tout en limitant votre consommation de sel et de café. Notez que ces troubles peuvent rendre le port de lentilles gênant. Si vous avez du mal à les supporter, mieux vaut opter temporairement pour les lunettes. La sensibilité cornéenne devrait revenir à la normale quelques semaines après l’accouchement.

Les conséquences sur l’acuité visuelle

L’épaississement de la cornée, évoqué plus haut, peut entraîner une augmentation de sa sensibilité et modifier la courbure de la surface de l’œil. Ce changement peut affecter l’acuité visuelle, et certaines femmes enceintes voient alors flou. Heureusement, ce phénomène se résorbe rapidement après la fin de l'imprégnation hormonale, soit après l’accouchement, soit après l’arrêt de l’allaitement.
Vous avez peut-être entendu dire que la grossesse pouvait faire progresser votre myopie ? Rassurez-vous, ceci n’est avéré par aucune étude sérieuse.

Attention en cas d’antécédents

Si, avant d’être enceinte, vous étiez traitée pour une maladie oculaire du type glaucome, rétinopathie ou bien que vous souffrez d’un diabète, ou encore si vous avez une très forte myopie, informez votre ophtalmologiste de votre grossesse. De même, informez votre obstétricien d'un éventuel problème de vue. Cette dernière devra être surveillée et toute modification, signalée à ces deux médecins. L’un ou l’autre pourra alors vous prescrire des examens, car il n’y a pas de contre-indication à pratiquer un fond d’œil ou une dilatation des pupilles pendant les neuf mois fabuleux qui vous attendent !