Comme dit l'adage, mieux vaut prévenir que guérir… Certaines professions du BTP, de l’industrie, des métiers du bois ou du travail en forêt, exposent plus particulièrement les yeux à des dangers de tous types. Pour ne pas risquer lésions, blessures et infections, il importe d’anticiper en choisissant bien sa protection !

Quels sont les différents risques ?

  • Le risque mécanique : chocs, projections d’éclats de bois, de métal, de plastique ou de particules solides… Un corps étranger dans l’œil peut occasionner blessures et lésions !
  • Le risque thermique : chaleur radiante provenant de fours d’industrie, projections de métaux en fusion ou solides chauds… Gare aux brûlures et lésions.
  • Le risque chimique : gouttelettes et projections de liquides (solvants, acides…), gaz ou aérosols peuvent entraîner des brûlures de la rétine et de la cornée.    
  • Le risque électrique concerne plus particulièrement les arcs des courts-circuits, avec un risque de brûlure de la cornée.  
  • Le risque de rayonnements optiques de type ultraviolet, infrarouge, laser ou lumière intense, peut engendrer une conjonctivite, ainsi que des brûlures de la cornée et lésions de la rétine.  

Comment protéger vos yeux ?

Si vous exercez une profession dite « à risque », sachez que les législations française et européenne imposent aux entreprises des normes très strictes concernant la protection des yeux. Votre employeur est tenu de vous fournir un équipement de protection individuel (EPI), qui varie selon le métier et la catégorie de risque :

  • Les lunettes à branches couvrent les risques les plus courants pour l’œil, leurs branches latérales assurant une certaine protection, mais elles ne garantissent pas d’étanchéité vis-à-vis du milieu ambiant.
  • Les lunettes masques sont maintenues étroitement sur la région orbitale (les deux yeux), elles assurent l’étanchéité vis-à-vis du milieu ambiant et protègent des risques chimiques.  
  • Les visières grillagées sont principalement utilisées pour les travaux d’élagage.
  • Les pare-visage ou écrans faciaux protègent les yeux, le visage et une partie du cou, et sont souvent associés à d’autres équipements de protection (casque, tablier, etc.). Ils sont destinés aux salariés exposés à un risque thermique ou/et chimique, typiquement pour les activités de soudage.

Et pour les porteurs de verres correcteurs ?

Vous vous en doutez, juxtaposer lunettes de vue et EPI (équipement de protection individuel) peut poser problème. Votre monture peut glisser ou tomber, vous pouvez ressentir de l’inconfort, et la baisse de la performance visuelle peut engendrer un accident. Pour parer à ces désagréments, sachez qu’il est possible d’adapter votre équipement de protection à votre vue. Ces verres correcteurs sont conçus dans un matériau spécifique alliant confort et robustesse, et ils existent pour tous les besoins de correction visuelle, qu’ils soient unifocaux ou progressifs. Ils peuvent même être dotés des traitements les plus performants pour se protéger des reflets, rayures, salissures, poussière et humidité, voire de la lumière bleue nocive et des rayons UV. Alors, au boulot ! À noter : lors de votre embauche, puis de visites bisannuelles dans le cadre de la médecine du travail, votre vue doit systématiquement être testée. Une bonne occasion pour faire le point sur votre EPI.

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