A quoi sert le clignement d’œil ?

Pour comprendre ce réflexe, il faut savoir que l’œil est, en permanence, recouvert par un film lacrymal qui protège la cornée et la nourrit sur toute sa surface. Hors ce film lacrymal se rompt toute les 8 à 10 secondes. C’est à cet intervalle que la paupière se ferme de manière réflexe pour le reconstituer. Cligner des yeux sert à « fabriquer » ce film protecteur.

Pourquoi pouvons-nous avoir les yeux secs ?

Notre environnement produit de nombreuses causes d’assèchement des yeux. A commencer par les écrans qui, placés trop haut par rapport à notre regard, contraignent les paupières à être trop ouvertes. Pour rappel, l’idéal pour l’œil est d’avoir le regard vers l’écran 30° en dessous de l’horizontal. Notons également que, selon une étude, on cligne trois fois moins des yeux lorsque l’on est devant un écran que lorsque l’on discute avec quelqu’un…

Parmi les autres facteurs de dessèchement des yeux : le chauffage, la climatisation, la moquette au sol et la fumée de cigarette notamment. Par ailleurs, le maquillage déposé sur la margelle des paupières (sur les yeux) peut également obstruer les glandes lacrymales.

Sans oublier que certaines maladies et de nombreux traitements médicamenteux entraînent une sécheresse oculaire qui nécessite l’avis d’un spécialiste.

Que faire quand on a les yeux secs ?

Débutons par une mise en garde contre le recours abusif aux collyres : tous ne sont pas adaptés à la nature du problème et l’auto-médication en la matière peut se révéler contre-productive. On peut en revanche songer à de vieilles recettes de grand-mère qui ont fait leur preuve, telles que le massage des yeux au-dessus d’un bain de vapeur. Prenez un bol d’eau très chaude, jetez-y un peu de camomille ou du bleuet. Penchez-vous au-dessus de la vapeur d’eau en recouvrant votre tête avec un linge. Fermez les yeux et, à intervalles réguliers, massez vos paupières. Un massage idéal avant de dormir pour reposer et humidifier les yeux.

Si cette recette ne suffit pas, le recours aux collyres sans conservateur ou en unidose pourra compléter l’arsenal thérapeutique proposé par votre ophtalmologue. Quoi qu’il en soit, demandez conseil à votre pharmacien. Et, en cas de doute, n’hésitez jamais à consulter un ophtalmologiste. Il sera le plus à même de vous proposer le traitement adapté à votre cas.

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